Jane Goodall, une vie dédiée à la recherche et à la planète

Au début de ce mois, le 1er octobre, Jane Goodall, primatologue, éthologue et anthropologue, mondialement reconnue pour ses recherches révolutionnaires sur les chimpanzés en Tanzanie, est décédée.

À 91 ans, alors qu’elle était en tournée de conférences à Los Angeles, elle est morte dans son sommeil de causes naturelles. Avant sa mort, elle avait pourtant déjà laissé une empreinte profonde dans le monde grâce à son engagement sans relâche pour l’environnement et la protection des animaux. Dès son enfance, Jane a toujours été fascinée par la nature et rêvait de vivre au contact des animaux pour les étudier dans leur habitat.

Dans les années 60, il était mal vu pour une femme de travailler, surtout dans des domaines dominés par les hommes. Pourtant, Jane était déterminée à suivre la vie qu’elle s’était imaginée.
À 23 ans, sans formation scientifique mais animée par un amour profond pour les animaux, elle est d’abord engagée comme secrétaire de Louis Leakey en Tanzanie. Leakey détecte rapidement son potentiel et lui propose un projet qui correspondait parfaitement à ses rêves : Etudier les chimpanzés dans la nature pendant dix ans afin de mieux comprendre ces créatures fascinantes. Goodall accepte sans hésiter. Dans de nombreux entretiens avant sa mort, elle affirmait qu’elle aurait dit oui même si cela avait impliqué l’étude de fourmis.

Sa première grande découverte survient en moins de six mois : elle observe des chimpanzés fabriquant et utilisant des outils pour pêcher des termites dans les nids avec des bâtons. À l’époque, les scientifiques pensaient que seul l’être humain pouvait créer des outils, et que cette capacité nous distinguait des autres espèces. Ses travaux, accompagnés de nombreuses autres observations sur des comportements sociaux jusque-là inconnus, révèlent que les chimpanzés sont des individus complexes, dotés d’émotions et de culture, et non de simples animaux.

© Mark Higgins/Dreamstime.com

Après cette percée, Jane Goodall consacre environ 26 ans à des recherches encore plus approfondies au parc national de Gombe Stream, puis plusieurs décennies à étendre ses études à d’autres animaux et d’autres causes tout aussi importantes. Pourtant, elle restera avant tout reconnue comme la grande spécialiste des chimpanzés, pionnière dans son domaine.

Plus tard, elle se consacre à la conservation, à l’éducation et au plaidoyer. En 1977, elle fonde le Jane Goodall Institute pour protéger les chimpanzés, préserver la faune et soutenir des programmes centrés sur les communautés locales. En 1991, elle lance le programme jeunesse Roots & Shoots, qui encourage les jeunes du monde entier à agir pour la protection de l’environnement, la conservation et l’humanitaire.
Aujourd’hui, Jane Goodall est célébrée dans le monde entier comme une défenseure des animaux et de la planète. Elle a écrit de nombreux livres et est apparue dans multiples films et émissions pour transmettre son message à un public diversifié. Sa vie témoigne de courage et de persévérance face aux obstacles tels qu’ils soient. Ses découvertes ont non seulement bouleversé notre compréhension des chimpanzés, mais ont aussi inspiré des femmes à travers le monde à oser sortir des normes sociales pour une cause plus grande.

Même après sa mort, son travail continue d’influencer des générations, assurant que sa vision d’une planète sûre et durable perdure.

Crédit photo d’en-tête : Creator: Hugo Van Lawick | Credit: National Geographic Creative/ Hugo Van Lawick/Copyright: National Geographic Creative

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